

Bien que 2025 ait été l’une des années les plus difficiles de mémoire récente, le secteur forestier du Canada commence la nouvelle année dans une position idéale pour aider le Canada à développer une économie plus résiliente et prête pour l’avenir en construisant des logements et des infrastructures plus abordables avec du bois canadien, en diversifiant les marchés d’exportation, en protégeant des emplois importants dans les régions rurales et nordiques et en réduisant les risques de feux de forêt catastrophiques.
Au Canada, la foresterie est synonyme d’emplois – dans 300 communautés dépendantes de la forêt, d’un océan à l’autre. Plus de 200 000 emplois à temps plein, soutenant des familles, et 200 000 autres emplois indirects pour des Canadiens qui ont besoin d’une industrie forte pour leurs emplois indirects dans les domaines du transport, de la maintenance et de la fabrication.
L’APFC, ses membres et ses partenaires ont fait un travail remarquable cette année, malgré les difficultés importantes rencontrées sur les marchés et dans le commerce, pour soutenir les employés et les communautés dépendant de la forêt.
Les récentes améliorations aux lignes directrices fédérales sur l’approvisionnement afin d’utiliser plus de bois canadien dans les projets fédéraux, la création de Maisons Canada afin de construire plus de logements abordables à l’aide de produits du bois fabriqués ici même au Canada, et la création de crédits d’impôt à l'investissement dans le budget de 2025 afin d’encourager l’utilisation de la biomasse pour produire de la chaleur et de l’électricité sont des mesures importantes qui créent des possibilités à long terme pour notre secteur et ses membres.
Je vous invite à lire le Rapport annuel 2025 de l’APFC afin de bien comprendre le travail que nous sommes fiers de réaliser au nom des familles, des entreprises et des communautés forestières qui comptent sur nous.
Pour conclure, je tiens à remercier l’équipe de l’APFC, ses membres et ses bénévoles, nos partenaires des associations forestières nationales et provinciales, ainsi que les leaders autochtones, syndicaux, environnementaux et communautaires, partout au Canada, qui se joignent à nous pour défendre des politiques et des programmes qui répondent aux besoins les plus pressants des entreprises et des employés du secteur forestier du Canada.
Aujourd’hui plus que jamais, nous devons rester unis. Notre Conférence de 2025 nous a rappelé avec force le rôle important que joue l’APFC en réunissant sous une même bannière les partenaires de la chaîne de valeur de partout au pays.
Votre soutien est essentiel à notre réussite, et je me réjouis de collaborer avec vous en 2026.
Cordialement,

La stabilité de centaines de communautés rurales et nordiques canadiennes dépend d’un secteur forestier solide. Malheureusement, l’année 2025 a été marquée par l’instabilité et l’incertitude.
Le secteur forestier du Canada fonctionne dans un environnement fortement intégré, tributaire du commerce et lourdement réglementé. La pression exercée dans un domaine se répercute rapidement sur d’autres. L’année 2025 a mis ces défis en lumière d’une façon inédite.
L’augmentation des droits et des tarifs américains sur les exportations de bois d’œuvre, de meubles rembourrés en bois et d’armoires de cuisine vers les États-Unis a durement touché la chaîne de valeur forestière canadienne.
Et bien que la conclusion d’un accord commercial plus prévisible avec les États-Unis demeure la priorité absolue, la réalité et la gravité de la situation poussent le Canada à se tourner vers l’intérieur pour contrôler ce qui peut l’être et vers l’extérieur pour stimuler le développement de ses produits et de ses marchés.
En ce qui a trait au contrôle de ce qui est contrôlable, notre équipe s’est concentrée sur les efforts déployés avec le gouvernement fédéral et des partenaires syndicaux, autochtones et communautaires afin de protéger les scieries et leurs employés, de protéger les employés déplacés, d’accélérer les plans de construction et d’innovation, d’améliorer les lignes directrices sur l’approvisionnement du gouvernement fédéral afin d’assurer une plus grande utilisation du bois canadien, et de promouvoir la diversification des marchés d’exportation.
Vous trouverez de nombreux détails dans le présent Rapport aux membres, qui reflète une grande partie du travail essentiel que nous allons poursuivre en 2026.
Et, alors que le gouvernement Carney se concentre sur des projets de construction visant à renforcer notre économie pour l’avenir, la priorité absolue de l’APFC en cette nouvelle année sera de réformer notre régime réglementaire complexe et coûteux.
L’incohérence des politiques des gouvernements fédéral et provinciaux et l’ingérence du gouvernement fédéral dans les compétences provinciales nuisent à la capacité du Canada d’être concurrentiel sur la scène mondiale et d’attirer des investissements dans le secteur forestier. C’est inacceptable pour les employés du secteur forestier et les communautés où ils vivent.
Le moment est venu de régler cette question pour de bon, d’une façon qui protège l’environnement, stimule la croissance économique et améliore les possibilités dans les communautés canadiennes dépendantes de la forêt.
L’équipe de l’APFC est la meilleure avec laquelle j’ai eu l’occasion de travailler. Tous les jours, je vois la fierté et le dévouement dont elle fait preuve dans son travail au service du secteur forestier du Canada, de ses employés et de leurs familles. Ce sont les besoins de ces familles qui continueront à guider nos efforts et à stimuler notre engagement à produire des résultats durables.
Cordialement,
Derek Nighbor,
Président et chef de la direction de l’APFC
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En 2025, le secteur des produits forestiers du Canada a navigué dans un contexte mondial en constante évolution, caractérisé par des tensions commerciales accrues, une dynamique de marché changeante et de nouvelles possibilités de croissance.
Atténuation des risques commerciaux
L’imposition de droits et de tarifs additionnels par les États-Unis sur le bois d’œuvre et les produits du bois canadiens a mis en lumière la vulnérabilité du secteur aux chocs externes, tout en soulignant l’importance d’une représentation coordonnée et d’un engagement stratégique par le gouvernement.
En plus de ses activités de représentation directes, l’APFC participe activement à divers forums axés sur le commerce transfrontalier, notamment le Conseil des affaires canado-américaines, le Conseil commercial Canada-États-Unis (CCCEU) et le Comité des affaires et du commerce international de la Chambre de commerce du Canada.
L’APFC a collaboré avec les décideurs politiques d’Ottawa, à tous les paliers et de tous les partis, par l’intermédiaire de réunions, de comparutions devant des comités, de documents d’information, de rapports, de communiqués de presse et d’un engagement continu pour assurer que tous comprennent la gravité des tarifs pour notre secteur. L’APFC a également accordé des entrevues de première importance aux médias nationaux et régionaux, toute l’année, afin d’assurer que la population canadienne comprend bien l’impact considérable des tarifs sur notre secteur.
L’APFC a joué un rôle clé dans l’élaboration de la réponse du Canada, soit un soutien fédéral significatif 1,25 milliard de dollars au secteur et à ses employés, comprenant des mesures visant à soutenir la transformation du secteur et la diversification des marchés d’exportation, tout en continuant à presser le gouvernement fédéral de conclure un accord négocié avec les États-Unis qui est avantageux pour les deux pays.
Comparutions devant des comités parlementaires
Les dirigeants de l’APFC ont également comparu devant trois comités parlementaires, transmettant un message unanime : le secteur forestier du Canada est vital pour l’économie, mais il subit une forte pression en raison des tarifs américains et des pénuries de main-d’œuvre.
Devant le Comité permanent des ressources naturelles (RNNR), le président et chef de la direction de l’APFC Derek Nighbor a exigé l’exécution plus rapide du plan de soutien fédéral et l’adoption d’une approche Équipe Canada afin de protéger les emplois et la compétitivité. Devant le Comité permanent du commerce international (CIIT), le vice-président de l’APFC Eric Johnson a insisté sur la nécessité de conclure un accord durable sur le bois d’œuvre dans le cadre de l’ACEUM et d’établir des recours commerciaux plus efficaces. Devant le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA), le président de l’APFC Derek Nighbor a soulevé la question de la situation de l’emploi des jeunes dans le secteur forestier du Canada, exigeant des règlements urgents aux conflits commerciaux qui menacent les possibilités d’emploi des jeunes, le financement stable de l’emploi des jeunes et l’accès à une formation régionale.
Ensemble, leurs témoignages ont mis en lumière les priorités de l’APFC : règlement des conflits commerciaux, renouvellement de la main-d’œuvre et croissance du marché intérieur afin de soutenir 200 000 emplois directs dans plus de 300 communautés dépendantes de la forêt.

Représentation sur l’EUDR et soutien au secteur canadien
Le Règlement de l’UE sur la déforestation (EUDR) reste une priorité majeure pour le secteur. L’APFC soutient l’intention de lutter contre la déforestation mondiale. Cependant, la mise en œuvre de l’EUDR pose toujours des défis. Pour répondre à ces préoccupations, l’APFC a présenté des recommandations à la Commission, au Conseil et au Parlement de l’UE, défendant la simplification des exigences sur la traçabilité et demandant un délai de 12 mois pour l’ensemble des exploitants et des négociants.
Par un engagement proactif avec des décideurs politiques, des partenaires du secteur et des intervenants internationaux, l’APFC continue à assurer que les produits forestiers canadiens demeurent un choix sûr à l’échelle mondiale,soutenant les emplois et les communautés. L’APFC a également émis des déclarations, de manière indépendante et en collaboration avec des partenaires internationaux, afin d’assurer que les préoccupations et les solutions du Canada sont communiquées aux décideurs de l’UE.
En juin, le président et chef de la direction de l’APFC Derek Nighbor a participé, à Bruxelles, à l’événement de la Chambre économique Canada-Europe Strengthening Ties and Shared Values: Perspectives from the Canadian and European Forest Products Sectors afin de discuter des priorités et des possibilités sur les marchés respectifs face aux défis géopolitiques et commerciaux croissants.
En novembre et décembre 2025, le Conseil et le Parlement européens ont approuvé des révisions prévoyant un délai de 12 mois et un engagement en faveur de la simplification. L’APFC continue à collaborer avec le gouvernement canadien et des partenaires internationaux pour assurer que les perspectives canadiennes seront prises en compte au prochain examen de l’EUDR. La collaboration continue avec les associations industrielles européennes et nord-américaines se poursuivra, l’APFC faisant une coordination avec ses membres pour soutenir les activités de représentation et de conformité.
Recherche de nouveaux marchés
En novembre, le vice-président des relations avec le gouvernement fédéral de l’APFC Eric Johnson, en collaboration avec Produits de bois canadien et les gouvernements du Canada, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, s’est rendu en Corée du Sud et au Japon pour présenter la position du Canada comme fournisseur de choix de produits du bois durables et son engagement à aider les deux pays à atteindre leurs objectifs en matière de logement, d’environnement et d’économie.
En Corée du Sud, les présentations de l’APFC ont souligné combien la construction à charpente en bois a augmenté pour représenter plus de 17 % des nouvelles constructions, et ont rappelé le rôle du Canada dans le soutien aux réformes réglementaires, à la formation technique et aux partenariats stratégiques afin de créer de nouvelles possibilités pour les logements multifamiliaux, la construction hybride et les systèmes de construction modulaires adaptés aux besoins changeants de la Corée du Sud.
Au Japon, l’APFC a parlé de la forte demande de constructions en bois, mettant en lumière l’expertise du Canada des technologies ignifuges, de l’efficacité énergétique et des solutions de construction avancées, conformément aux priorités du Japon en matière de modernisation et de durabilité. L’APFC a défendu une collaboration plus étroite, une R&D continue et le développement ciblé du marché dans les segments des immeubles de hauteur moyenne, des hôtels et des bâtiments non résidentiels.
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Promouvoir le dialogue sur la compétitivité et le commerce
En octobre, l’APFC a tenu trois tables rondes stratégiques pour discuter des priorités du secteur et renforcer la collaboration avec les décideurs politiques fédéraux et les leaders autochtones.
La première, avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), portait sur les nouveaux programmes fédéraux—le Fonds de réponse stratégique de 5 milliards de dollars et l’Initiative régionale de réponse tarifaire—qui visent à soutenir l’innovation et à aider les organisations à relever les défis commerciaux. Les membres de l’APFC ont fait part de leurs commentaires sur l’accessibilité des programmes et la réceptivité à l’investissement, soulignant le rôle du secteur dans l’économie faible en carbone du Canada.
La deuxième table ronde a réuni de hauts dirigeants de l’APFC et la ministre de l’Industrie Mélanie Joly pour une discussion directe sur la compétitivité, l’engagement commercial avec les États-Unis et la nécessité d’une réponse fédérale efficace. La discussion a porté principalement sur l’accès au marché, la confiance des investissements, le commerce équitable et la collaboration continue entre le gouvernement et l’industrie. L’APFC a souligné les priorités du secteur et défendu des mesures soutenant la croissance et la résilience à long terme.
La troisième table ronde, organisée conjointement par l’APFC et Mokwateh, a réuni des leaders autochtones et des représentants du secteur afin de promouvoir la réconciliation économique dans le secteur forestier. Les discussions étaient axées sur l’intégration des perspectives autochtones aux politiques nationales, l’abolition des obstacles au développement de la biomasse, l’amélioration de l’accès au capital et l’augmentation des débouchés commerciaux. Les participants ont demandé un dialogue continu afin de façonner les futures rencontres et réformes politiques. L’APFC et Mokwateh se sont engagés à soutenir des séances de suivi ciblées sur l’innovation, les politiques, la représentation et les marchés mondiaux.
Le rapport Économie forestière du Canada présenté au début du printemps, met en lumière l’impact national considérable du secteur forestier, qui regroupe 19 entreprises de premier plan et environ 30 000 fournisseurs dans 1 595 municipalités, des centres urbains aux communautés rurales et autochtones. En 2022, le secteur a généré 14,9 milliards de dollars canadiens en dépenses liées à la chaîne d’approvisionnement—une croissance annuelle composée de 9,5 % depuis 2020, alors que les fournisseurs affiliés à des Autochtones ont offert près de 500 millions de dollars canadiens en biens et services, une augmentation de 35,8 % en deux ans.
Le secteur a également investi environ 39,2 millions de dollars canadiens dans des projets communautaires entre 2020 et 2022, bénéficiant à plus de 2 000 organisations dans 380 communautés, par des initiatives dans les domaines de la santé, de l’éducation, des services publics et des projets dirigés par des Autochtones. Le rapport souligne que le secteur forestier n’est pas qu’un moteur économique majeur, qui soutient des milliers d’emplois et stimule l’activité de la chaîne d’approvisionnement, mais un contributeur essentiel au bien-être des communautés et à la croissance inclusive, partout au pays.
L’APFC a présenté son document d’information « Réparer les chaînes d'approvisionnement du transport au Canada : solutions pour un secteur forestier concurrentiel soulignant la nécessité urgente de renforcer les corridors commerciaux et les systèmes logistiques du Canada. Le secteur forestier a besoin de réseaux routiers, ferroviaires et maritimes efficaces pour acheminer ses produits des scieries éloignées vers les marchés mondiaux, mais des goulots d’étranglement chroniques, une infrastructure vieillissante et des conflits de travail récurrents nuisent à sa fiabilité et à sa compétitivité.
Le Canada occupe la dernière place parmi les pays du G7 en ce qui a trait à la performance logistique. De plus, la concurrence limitée dans le secteur ferroviaire (dominé par deux transporteurs) entraîne une augmentation des coûts et limite les options de service. Les arrêts de travail aux ports et dans les chemins de fer ont perturbé les chaînes d’approvisionnement pendant 14 des 15 dernières années, entraînant des coûts de milliers de dollars pour les fabricants et posant le risque de perdre définitivement des clients.
L’APFC a demandé au gouvernement fédéral de renforcer la concurrence et la responsabilisation des transporteurs, d’accélérer les investissements dans l’infrastructure favorisant le commerce et de réformer les cadres des relations de travail afin de réduire les perturbations. Ces mesures sont essentielles pour protéger les emplois, rétablir la réputation du Canada en tant que partenaire commercial fiable et assurer que le secteur forestier reste concurrentiel au palier mondial.

Le secteur forestier est freiné par un environnement réglementaire de plus en plus complexe et redondant. Si nous ne réglons pas ce problème de paperasserie croissante, le Canada risque de miner à la fois la compétitivité du secteur forestier et son leadership en matière de gestion durable des ressources.
Le problème n’est pas l’absence de réglementation. En fait, la foresterie canadienne est régie par un ensemble solide de lois provinciales et fédérales, élaborées au fil des décennies et accompagnées de normes de certification volontaires et l’expertise de professionnels réglementés. Le problème est plutôt le chevauchement et le manque d’harmonisation des processus fédéraux et provinciaux, qui prolifèrent depuis quelques années. Cette redondance inutile retarde les projets, augmente les coûts et, en définitive, nuit à la capacité du secteur à investir, à innover et à créer des emplois ici au pays.
Pour s’y retrouver dans ce dédale, l’APFC a présenté des mesures opportunes et spécifiques que le gouvernement fédéral pourrait prendre, en partenariat avec les provinces et les gouvernements autochtones, afin de rationaliser ces processus sans compromettre l’engagement du Canada envers une gestion responsable de calibre mondial.
Plan d’action du secteur forestier
FPAC Nous cultivons pour bâtir le Canada : Plan d’action du secteur forestier pour le gouvernement du Canadaa été publié en octobre, précisant ce que doit faire le gouvernement pour maximiser les avantages économiques et civiques de la foresterie.
Le Canada a une occasion unique de renforcer son économie en créant un secteur forestier plus concurrentiel, plus innovant et plus attrayant pour les investisseurs. Le secteur forestier est l’un des plus gros employeurs du pays. Cependant, les fermetures de scieries, l’incertitude réglementaire, les coûts croissants et des chaînes d’approvisionnement tendues affaiblissent sa compétitivité et nuisent à sa capacité de répondre à la demande nationale et mondiale grandissante.
Le Plan d’action de l’APFC presse le gouvernement fédéral de moderniser les cadres réglementaires, de rendre le processus d’octroi de permis plus efficace, de renforcer l’infrastructure facilitant le commerce et de créer des conditions permettant d’attirer de nouveaux investissements et de soutenir l’utilisation accrue du bois canadien dans la construction de logements.
Offrir de nouvelles possibilités par des crédits d’impôt à l’investissement dans la biomasse
En 2025, l’APFC a aidé à obtenir des résultats réglementaires et politiques clés pour le secteur forestier du Canada. L’élargissement du Crédit d’impôt à l’investissement dans les technologies propres dans le budget de 2025 afin d’inclure la biomasse a été une avancée majeure, avec le potentiel de débloquer des milliards de dollars de nouveaux investissements et soutenant l’énergie propre et la modernisation des scieries, partout au pays.
Les activités de représentation de l’APFC ont également aidé à simplifier le processus d’octroi de permis, à adopter de nouvelles règles d’approvisionnement « Achetez canadien » accordant la priorité au bois d’œuvre canadien, et à augmenter le soutien aux partenariats avec les communautés autochtones et au développement de la main-d’œuvre, mesures qui figuraient dans le budget de 2025. Ces mesures, associées à un financement ciblé pour la diversification des marchés, à la gestion des feux de forêt et à l’emploi des jeunes, aident à renforcer la compétitivité du secteur, à réduire la paperasserie et à faire de la foresterie canadienne un chef de file de la croissance durable et des solutions climatiques.
L’APFC a présenté le document d’information Améliorer l’efficacité réglementaire : Une solution à guichet unique pour le secteur forestier du Canada, montrant comment la simplification du cadre réglementaire complexe du Canada peut libérer tout le potentiel du secteur en ce qui a trait à la croissance économique, à la durabilité et à la compétitivité.
Le secteur forestier soutient plus de 200 000 emplois directs et génère 87 milliards de dollars par année, mais il fait face à des retards et à une incertitude en raison du chevauchement des exigences fédérales et provinciales, de processus redondants et de conflits de compétence. Ces inefficacités entraînent la fermeture de scieries et des pertes d’emplois, surtout dans les communautés rurales, et ont un effet dissuasif sur les investissements à long terme.
Les recommandations pressent le gouvernement fédéral d’adopter une approche réglementaire nationale à guichet unique en reconnaissant officiellement les normes provinciales qui respectent ou dépassent les exigences fédérales, en reconnaissant les activités à faible risque par des Codes de pratique élargis et en tirant profit des accords bilatéraux pour réduire les chevauchements.
Des investissements ciblés pour le secteur forestier
Notre collaboration continue avec le gouvernement fédéral a permis d’obtenir un soutien ciblé pour le secteur forestier du Canada et la résilience aux feux de forêt dans le budget de 2025. Les mesures comprenaient 1,2 milliard de dollars en garanties de prêts et en sources de liquidité liées aux tarifs pour les entreprises du secteur du bois d’œuvre, 500 millions de dollars en mesures de diversification des produits et des marchés, et la politique « Achetez canadien », qui vise à privilégier le bois canadien dans les projets fédéraux de construction et de logement, ce qui comprend le bois massif.
Les mesures liées à la main-d’œuvre s’élevaient à plus de 900 millions de dollars, notamment des initiatives de perfectionnement et de formation au titre d’ententes sur le développement du marché du travail, des améliorations à l’assurance-emploi pour les travailleurs de longue date et de nouvelles alliances sectorielles sur la main-d’œuvre.
Les mesures d’adaptation industrielle plus générales comprenaient la création d’un Fonds de réponse stratégique de 5 milliards de dollars,l’augmentation de l’Initiative régionale de réponse tarifaire à 1 milliard de dollars. Les mesures additionnelles visaient à améliorer l’accès aux programmes fédéraux et à promouvoir la transformation à long terme du secteur, notamment par la création d’un guichet unique pour le secteur forestier et d’un groupe de travail temporaire sur la transformation.
Ressources naturelles Canada a créé un nouveau service d’orientation à guichet unique avec un nouveausite web comprenant de l’information sur tous les programmes offerts aux entreprises du secteur forestier et offrant un accès direct aux experts de Ressources naturelles Canada pour obtenir des renseignements sur l’admissibilité et les demandes de participation aux programmes. Ce service à guichet unique vise à aider les entreprises et les employés du secteur forestier à s’orienter et à faire des demandes de participation aux programmes fédéraux.

À l’automne, le gouvernement fédéral a lancé l’initiative Maisons Canada, dotée d’un budget de 13 milliards de dollars, afin de doubler la construction nationale de logements par des méthodes modernes de construction, en accordant la priorité aux logements abordables et de soutien, ainsi qu’une approche « Achetez canadien » visant à soutenir les produits du bois et autres intrants nationaux.
L’initiative Maisons Canada accordera la priorité au bois canadien dans les projets de construction fédéraux, soutenant à la fois le secteur et les objectifs sur le logement abordable, et assurera que le bois canadien reste un élément central de l’avenir du logement au pays.

Nous cultivons pour bâtir le Canada
Sur cette lancée, la Conférence annuelle sur les politiques de l’APFC du 22 octobre avait comme thème « Nous cultivons pour bâtir le Canada » et comprenait une table ronde principale intitulée « Construire des maisons canadiennes avec du bois et augmenter la capacité de fabrication ». L’honorable Gregor Robertson, ministre du Logement et de l’Infrastructure, a prononcé un discours-programme sur les possibilités (urgentes) auxquelles le Canada fait face aujourd’hui.

Rechercher des méthodes modernes de construction
En décembre, l’APFC et le Conseil canadien du bois ont accueilli l’honorable Kevin Holland, le ministre associé des Forêts et des Produits forestiers de l’Ontario, ainsi que des chefs de file de l’industrie dans le cadre d’une table ronde sur les méthodes modernes de construction. La discussion a porté sur la façon dont les approches industrialisées comme le panneautage, les systèmes modulaires préfabriqués et le bois massif peuvent répondre aux besoins de logement régionaux, renforcer la capacité de fabrication et améliorer l’efficacité des matériaux. La discussion a également porté sur les pressions exercées sur la chaîne d’approvisionnement, les progrès technologiques et les enseignements tirés des projets de démonstration afin d’accélérer l’adoption et d’orienter les priorités techniques, réglementaires et de R&D dans le domaine changeant de la construction hors site.
Politique Achetez canadien
À la suite des recommandations de l’APFC, le gouvernement fédéral a adopté une politique Achetez canadien afin de privilégier les matériaux canadiens pour tous les contrats de plus de 25 millions de dollars. Cette politique s’appliquera également à tous les programmes de subventions et de contributions du gouvernement du Canada, ce qui comprend les programmes fédéraux de financement de l’infrastructure, exigeant l’utilisation d’acier, d’aluminium et de bois d’œuvre canadiens quand la valeur excède 250 000 $.

En 2025, l’APFC a intensifié ses efforts pour mobiliser les intervenants, augmenter la sensibilisation publique et former des partenariats stratégiques défendant les intérêts du secteur des produits forestiers du Canada. Par une communication ciblée, l’engagement des médias, un leadership réfléchi et des campagnes innovantes, l’APFC continue de démontrer que la foresterie joue un rôle essentiel pour l’économie, l’environnement et les communautés du pays.
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L’APFC a tenu sa Conférence nationale sur les politiques et sa Réception parlementaire annuelles à Ottawa le 22 octobre, attirant 300 participants, notamment des partenaires du secteur forestier, des chefs de file de l’industrie de partout au pays, des élus de tous les principaux partis et des dirigeants municipaux.
Les participants notables étaient entre autres le ministre Gregor Robertson, le secrétaire parlementaire Corey Hogan, le sénateur Colin Deacon, le sénateur Robert Black, le député Ben Carr, le député Gaétan Malette, le député Aaron Gunn, le député Mario Simard et le député Gord Johns. Cette journée a été un forum important pour discuter de l’orientation future du secteur, de sa compétitivité et de sa contribution à l’économie canadienne. La conférence comprenait des discours-programmes, des discussions informelles et trois panels :
- Rétablir la compétitivité canadienne dans la foresterie et ailleurs – Discussion approfondie sur les possibilités pour la foresterie et l’économie canadienne face à l’incertitude et au chaos actuels.
- Assurer l’avenir par une nouvelle approche de la politique commerciale – Analyse de la situation actuelle, des implications, des répercussions dans divers secteurs de l’économie, et la voie à suivre pour la foresterie et l’économie canadiennes.
- Construire le Canada avec du bois et accroître la capacité de fabrication –Discussion sur la façon dont les constructions à base de bois (bois massif, modulaire et panneaux) peuvent révolutionner la construction résidentielle.
À toutes les séances, les conférenciers ont souligné l’importance de la certitude politique, d’un environnement opérationnel stable et d’investissements stratégiques permettant au secteur forestier de contribuer davantage aux objectifs économiques et environnementaux du Canada. La conférence a été enregistrée par CPAC et diffusée en direct.
L’APFC a renforcé sa présence sur la scène nationale en accordant plus de 50 entrevues à des médias nationaux et régionaux tout au long de l’année. En une période critique pour les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis en octobre, l’APFC a tenu un point de presse et a diffusé un communiqué de presse intituléLes 200 000 travailleurs du secteur forestier du Canada ne peuvent pas être mis de côté dans les négociations entre le Canada et les États-Unis, qui a suscité un vif intérêt de la part des médias nationaux, entraînant une couverture médiatique qui a mis en lumière l’importance économique du secteur.
L’APFC a émis 30 communiqués de presse au cours de l’année et a entretenu des relations avec les médias, partout au pays, pour renforcer la présence du secteur forestier dans les médias nationaux et régionaux. Cette augmentation de la couverture médiatique a permis à l’APFC de se présenter comme une source fiable sur les questions forestières et commerciales, assurant que le point de vue du secteur occupe une place centrale dans les reportages qui façonnent l’avenir économique du Canada.
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Les Prix d’excellence 2025 ont été remis à la Conférence nationale sur les politiques, reconnaissant 13 personnes et organisations pour leur contribution exceptionnelle au secteur forestier du Canada. Ces distinctions ont mis en lumière le dévouement et l’influence des personnes qui font progresser notre secteur—des champions communautaires et des chefs d’entreprise autochtones, en passant par des professionnels émergents, des femmes défendant l’inclusion, des jeunes en début de carrière et des innovateurs ouvrant la voie à la gestion durable et à des possibilités économiques.
Au printemps, deux candidats au doctorat exceptionnels ont été reconnus comme lauréats des Prix Chisholm de l’innovation en foresterie 2025, un concours national annuel mettant en lumière les jeunes chercheurs qui offrent des solutions durables. Assira Keralta, de l’Université Laval, conçoit des stratégies de modification du bois écologiques pour améliorer la durabilité et la performance dans un contexte d'économie circulaire. Shayan Narani, de l’Université de la Colombie-Britannique, est un pionnier de l’utilisation de sous-produits de la pâte à papier pour remplacer le ciment et les agrégats du béton—réduisant ainsi les déchets et les émissions de CO₂. Leurs travaux illustrent le thème de 2025: Promouvoir la décarbonisation dans le secteur des produits forestiers grâce à l’innovation dans la chaîne de valeur.
De plus, au début du mois de mai, Penghui Zhu, l’un des lauréats du Prix Chisholm de 2024 de l’Université de la Colombie-Britannique, a acquis une reconnaissance mondiale en arrivant en première place pour le Prix Blue Sky pour l’innovation chez les jeunes chercheurs avec le développement de films extensibles en cellulose comme alternatives biodégradables aux emballages en plastique. Ces innovateurs illustrent le leadership du Canada dans le domaine de la recherche forestière et son engagement envers un avenir durable.


Dans le cadre du Programme de stages Green Dream 2025 de l’APFC, cinq étudiants exceptionnels ont partagé leur expérience sur le terrain acquise pendant leur stage estival. Les stagiaires ont parlé de l’exploration des carrières dans le domaine forestier, par exemple la maîtrise des éléments essentiels du travail de terrain, la création de lieux de travail inclusifs et l’apprentissage par des interactions avec la communauté. Ils ont présenté des blogs, des vlogs, des courtes vidéos TikTok et YouTube, ainsi que des balados sous forme d’entrevue. Ces stagiaires représentent la prochaine génération de leaders engagés envers l’innovation et la durabilité dans le secteur forestier du Canada.

Derek Nighbor, de l’APFC, a participé à la séance d’orientation des nouveaux députés, soulignant le rôle essentiel du secteur dans le soutien à des emplois bien rémunérés, la viabilité des communautés et la promotion de l’innovation. Les possibilités de diversification commerciale et des marchés pour les produits forestiers canadiens, ainsi que les solutions de logement par la construction en bois massif et modulaire, ont été mises en lumière. Cet événement était une plateforme importante pour échanger des idées et établir des relations qui renforceront la collaboration sur les politiques soutenant le secteur forestier, ses travailleurs et les communautés qu’il sert.

En octobre, l’APFC a fait une présentation au nouveau caucus sur la foresterie, un groupe de représentants politiques dont l’objectif est de soutenir le secteur forestier du Canada. L’APFC a présenté des faits clés sur l’impact national du secteur, notamment 367 millions d’hectares de forêt, 200 000 emplois directs et une contribution de plus de 21 milliards de dollars au PIB du Canada. La présentation traitait des défis actuels comme la diminution de la production, les obstacles aux investissements et la complexité réglementaire. L’APFC a proposé quatre mesures concrètes à l’intention du gouvernement fédéral : simplifier le processus d’octroi des permis, stimuler la demande pour le bois canadien, encourager les investissements et élargir les débouchés commerciaux. Cette mobilisation a permis d’informer les décideurs politiques des priorités du secteur et de la nécessité de trouver des solutions collaboratives.

En septembre, l’APFC a accueilli la promotion 2025-2026 du Programme de stage parlementaire (PSP) pour une discussion approfondie sur le rôle du secteur forestier dans l’économie canadienne et les solutions climatiques. Les stagiaires ont étudié les principales priorités de l’APFC, notamment la gestion durable des forêts, les partenariats avec les Autochtones et les contributions au logement, au commerce et à la résilience climatique. L’équipe de la direction et des politiques de l’APFC a fait part de ses commentaires sur la façon dont les relations gouvernementales et les communications stratégiques renforcent la présence du secteur. La séance a permis d’avoir un dialogue constructif sur les politiques, l’innovation et la collaboration, soulignant l’engagement de l’APFC à mobiliser la prochaine génération de dirigeants canadiens.
L’intendance autochtone est un pilier de la gestion durable des forêts. Les connaissances et les pratiques autochtones (comme le brûlage culturel) apportent une contribution inestimable à l’atténuation des risques de feux de forêt, à l’amélioration de la biodiversité et au renforcement des écosystèmes forestiers. L’APFC a mis l’accent sur ces liens par des engagements directs, notamment des tournées nationales, des initiatives de collaboration et des études d’impact économique, qui ont mis en lumière les importantes contributions des peuples autochtones au secteur forestier.
En juin, l’APFC a présenté le document d’information « Promouvoir la réconciliation économique dans le secteur forestier canadien qui explique comment le secteur forestier peut soutenir la prospérité, la gestion environnementale et l’inclusion économique à long terme dirigées par les Autochtones. Ce document souligne les liens profonds qui unissent les communautés autochtones et les terres forestières, et soutient que l’abolition des obstacles systémiques est essentielle pour faire de la réconciliation un objectif national commun. Les recommandations pressent le gouvernement fédéral d’améliorer l’accès au capital pour les entreprises autochtones en abaissant les seuils et en simplifiant les processus de demande, de combler les lacunes en matière d’infrastructure par des investissements dans la gestion des feux de forêt et la bioéconomie, de renforcer la capacité d’engagement des Autochtones par une planification conjointe de l’utilisation des terres, et de soutenir les programmes destinés aux jeunes et au partage des connaissances, notamment en élargissant les programmes Outland Youth Employment Program (OYEP) et Apprendre par les arbres Canada (APLA Canada).
Avec le soutien du Conseil canadien des ministres des forêts (CCMF), l’APFC a élargi son programme de prix pour les jeunes autochtones et lancé, en partenariat avec Apprendre par les arbres Canada (APLA), une initiative de jeunes délégués visant à accompagner les lauréats autochtones à la Conférence nationale sur les politiques de l’APFC à Ottawa et à élargir cette occasion de développement.
L’APFC a également poursuivi son partenariat avec le Conseil canadien pour les entreprises autochtones (CCEA) afin de sélectionner et de promouvoir le Prix du leadership des entreprises autochtones, qui offre une adhésion d’un an au CCEA et rend hommage au lauréat de 2025 pendant la Semaine nationale de l’arbre et des forêts et la Conférence.
La collaboration avec l’Outland Youth Employment Program (OYEP) s’est poursuivie avec un soutien financier, la défense du financement et une collaboration avec le Youth Advisory Council afin de promouvoir le Prix des compétences pour les jeunes autochtones.
De plus, l’APFC a collaboré avec l’Indigenous Resource Network (IRN) pour produire des vidéos, des articles et du contenu pour les médias sociaux mettant en lumière le leadership autochtone en foresterie durable et son impact sur les communautés.
L’APFC sert de secrétariat des communications à l’International Council of Forest and Paper Associations (ICFPA), dirigeant les communications mondiales et soutenant la collaboration sur les priorités en matière de durabilité entre les organisations membres réparties dans 27 pays. À ce titre, l’APFC est au cœur des efforts internationaux visant à soutenir l’action climatique, l’innovation et les pratiques forestières responsables. Derek Nighbor, de l’APFC, siège au comité directeur de l’ICFPA et a assisté à l’Assemblée générale annuelle qui s’est tenue en mai à New York, où des leaders mondiaux se sont réunis pour promouvoir la gestion durable des forêts et la bioéconomie circulaire.

L’APFC a tenu une réunion à Ottawa avec les associations forestières provinciales et des partenaires nationaux afin de discuter des défis et des possibilités qui façonnent le secteur des produits forestiers au Canada. La discussion a porté sur le renforcement de l’économie forestière durable et le soutien aux employés, aux familles et aux communautés. Une priorité clé était la création d’un processus simplifié d’octroi des permis « à guichet unique » afin d’assurer la cohérence, la certitude et la coordination entre les gouvernements fédéral et provinciaux. Des dirigeants du BC Council of Forest Industries (COFI), de FPInnovations, d’Alberta Forest Products Association (AFPA), de Forest Saskatchewan, de l’Ontario Forest Industries Association (OFIA), du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), de Forêt Nouveau-Brunswick, de Forest Nova Scotia et du Conseil canadien du bois ont participé à la discussion.
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Au cours de l’année 2025, Jenna Phillips, responsable des ressources humaines à l’APFC, a dirigé trois initiatives majeures axées sur l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI) au travail : la modération d’un panel virtuel sur le rôle du mentorat dans le soutien aux femmes au Sommet Women in Forestry en mars ; un panel sur l’engagement des jeunes dans le secteur et un atelier interactif sur les styles de leadership inclusifs à la Conférence du Nova Scotia Forestry Sector Council (FORSEC) en juin. En juillet, l’APFC a également organisé une table ronde en personne avec les employeurs et le gouvernement, réunissant à Ottawa les membres de l’alliance et de hauts fonctionnaires d’Emploi et Développement social Canada (EDSC), de Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC) et de Ressources naturelles Canada (RNCan) afin de définir des stratégies de collaboration visant à créer des milieux de travail plus forts et plus équitables.
En 2025, Mme Phillips a également assumé le rôle de présidente de Forestry Together, une alliance nationale regroupant plus de 50 membres qui veulent promouvoir l’EDI dans le secteur forestier. Sous le leadership de l’APFC, l’alliance a encouragé un dialogue constructif et pris des mesures concrètes : organisation de tables rondes axées sur l’EDI, lancement d’une plateforme virtuelle offrant des outils et des pratiques exemplaires aux employeurs, et dirigeant ou participant à plus de dix événements nationaux visant à promouvoir l’équité et l’égalité des chances dans l’ensemble de la main-d’œuvre.
L’enquête de l’APFC de 2025 sur la diversité met en lumière les progrès continus et les possibilités émergentes pour promouvoir l’EDI dans le secteur forestier. La participation a atteint son plus haut niveau depuis le début de l’enquête en 2017, reflétant l’engagement accru des membres et le succès du réseau Forestry Together pour attirer de nouvelles organisations. Les résultats de cette année indiquent une augmentation constante de la représentation des femmes, des peuples autochtones et des jeunes, ainsi que leur participation croissante aux postes techniques et de direction. Parallèlement, l’enquête identifie des lacunes constantes—notamment pour la diversité à la haute direction, les métiers spécialisés et la stabilité d’emploi—qui nécessitent une attention continue. En offrant des rapports comparatifs personnalisés et des données claires sur les tendances de la main-d’œuvre, l’enquête continue à aider les employeurs à mesurer les progrès, à identifier les défis et à prendre des mesures concrètes et fondées sur des données probantes dans l’ensemble du secteur.
Feux de forêt
L’APFC est fière d’être un partenaire fondateur du Consortium pour la résilience aux feux de forêt du Canada (CRFFC) et a salué l’investissement de 11,7 millions de dollars du gouvernement fédéral dans le nouveau Centre d’excellence pour l’innovation et la résilience en matière de feux de végétation en juillet. Alors que les saisons des feux de forêt deviennent de plus en plus sévères, ce Centre renforcera la coordination nationale et accélérera l’application des connaissances, de la technologie et de l’innovation afin de soutenir l’atténuation des feux de forêt et d’accroître la résilience des paysages forestiers partout au Canada. Le Centre d’excellence virtuel vise à soutenir les actions de l’ensemble de la société en réunissant les gouvernements, l’industrie, les leaders autochtones, les chercheurs et les professionnels de la lutte contre les feux de forêt afin de promouvoir et de mobiliser la recherche et les outils pratiques pour améliorer la prévision des feux, l’atténuation et la prévention proactives, et les interventions. La vice-présidente principale et chef du Développement durable de l’APFC Kate Lindsay est l’un des membres fondateurs du Conseil du CRFFC.
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Biodiversité et faune
Le scientifique en chef de l’APFC, le Dr Darren Sleep, a participé à un symposium intitulé Applying Forestry Practices to Biodiversity Conservation: Challenges and Opportunities organisé par la Wildlife Society. L’approche du Canada de la gestion des forêts est modelée par des réglementations complexes et se chevauchant, le changement climatique, les droits des Autochtones et les attentes changeantes de la société. Les normes de certification jouent un rôle important dans la promotion de pratiques responsables et l’adaptation aux nouvelles priorités scientifiques et environnementales, mais elles ne sont pas une solution universelle pour répondre aux besoins de gestion locaux. L’APFC continue à défendre une approche équilibrée et systémique qui intègre la technologie, la gouvernance et le leadership autochtone afin de favoriser l’adaptation et la santé à long terme des forêts. Pour relever ces défis, il faut assurer une collaboration continue entre les intervenants et être prêts à faire évoluer les pratiques alors que de nouvelles informations et priorités voient le jour.
En août, lors de la conférence Forest Genetics, le Dr Sleep a présenté la manière dont le secteur forestier canadien réagit à la complexité et à l'incertitude croissantes liées au changement climatique, à l'évolution de la réglementation et aux fluctuations de la demande du marché. La présentation a souligné la nécessité d’une gestion proactive—combinant l’adaptation génétique, l’aménagement du territoire et les connaissances autochtones pour créer des forêts et des communautés résilientes. La présentation a montré comment la hausse des températures, les conditions météorologiques extrêmes et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement sont en train de remodeler le secteur, et a mis en lumière des stratégies intégrées combinant la science climatique, la planification socioéconomique et la gouvernance moderne. La séance visait à harmoniser les politiques, à investir dans l’infrastructure résiliente au climat et à adopter une approche systémique de l’adaptation afin d’assurer que les forêts canadiennes demeurent une source d’innovation, de possibilités et de durabilité.
En octobre, à l’Université de Toronto, le Dr Sleep a donné une conférence à l’intention des étudiants de la promotion 2025 du programme de maîtrise en conservation des forêts sous le thème « Pourquoi la foresterie compte ». La conférence portait sur les raisons pour lesquelles une adaptation proactive dans le secteur forestier est essentielle, nécessitant des stratégies de gestion flexibles qui tiennent compte non seulement de la résilience génétique, mais des défis interconnectés liés aux politiques, aux marchés et aux besoins des communautés. L’avenir du secteur dépend d’une approche systémique qui intègre la science climatique, le leadership autochtone, la technologie et la gouvernance afin d’assurer une durabilité et une compétitivité à long terme. Il sera essentiel de remédier à l’écart entre la recherche, la pratique et l’attraction de nouveaux talents afin de combler le fossé entre la science et la politique, ce qui permettra de trouver des solutions soutenant à la fois la santé des forêts et les objectifs sociétaux plus vastes.
À Genève, en Suisse, au forum sur les forêts et la bioéconomie organisé par la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU), Dr Sleep a participé à la table ronde sur la gestion durable des forêts, la bioéconomie circulaire, l’innovation dans les matériaux à base de bois et les stratégies d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. . Dans le cadre du programme, l’APFC a présenté les conclusions du rapport 2025 Forest Profile de la CEE-ONU, qui met en lumière les menaces croissantes liées au climat, comme les feux de forêt, les sécheresses et les infestations de parasites, qui risquent de compromettre des décennies de progrès.

Innovation et décarbonisation
Lors du panel organisé par l’Institut de recherche en politiques publiques sur le thème « Décarbonisation de l’industrie : saisir les possibilités de croissance à faibles émissions », Mahima Sharma, vice-présidente, Innovation, Environnement et Politique climatique de l’APFC, a souligné le rôle essentiel du secteur forestier dans l’évolution de l’économie énergétique du Canada. L’APFC a souligné que le bois était une solution clé pour les possibilités de logement au Canada et qu’il jouait un rôle majeur dans la construction. Elle a souligné les possibilités offertes par les méthodes de construction modernes et les technologies de construction intelligentes. Mme Sharma a demandé des règlements plus intelligents et une politique industrielle plus forte afin de débloquer les investissements, de garantir l’accès aux fibres de bois et de réduire les risques de feux de forêt—ce qui permettrait au secteur forestier du Canada de jouer un rôle de premier plan dans la bioéconomie mondiale, de répondre à la crise du logement et de promouvoir les engagements envers le climat.
À la Conférence Scaling Up Bio 2025, dont le thème était : Accélérer la décarbonation en profondeur, Mme Sharma a participé au panel «Forestry associations moving forward on the bioeconomy »,où elle a discuté des défis continus auxquels le secteur est confronté, de ce que cela signifie pour l’état actuel de l’innovation dans le secteur et de la nécessité de prendre les mesures appropriées pour renforcer la confiance des investisseurs afin d’attirer plus d’investissements dans le secteur.

Faire preuve de leadership à la COP30
À la COP30 tenue à Belém, au Brésil, la vice-présidente principale et chef du développement durable de l’APFC Kate Lindsay a participé aux discussions mondiales sur l’action climatique, la gestion des forêts et la construction en bois massif. La Conférence a souligné le 10e anniversaire de l’Accord de Paris et a permis d’avoir des discussions importantes sur la bioéconomie et le rôle des forêts dans l’action climatique.
Les résultats notables sont entre autres l’engagement mondial à augmenter le financement de l’adaptation, l’adoption de nouveaux indicateurs d’adaptation et la mise en place de mécanismes pour soutenir une transition juste et le financement des forêts tropicales. L’APFC a contribué au Pavillon des forêts et au Pavillon du Canada, partageant son point de vue sur la gestion durable des forêts, la bioéconomie et le rôle des produits forestiers dans l’atténuation des changements climatiques et la résilience.
Aux prochaines COP, l’APFC continuera de démontrer le leadership du secteur et de discuter de questions comme la résilience aux feux de forêt, la bioéconomie et le rôle positif des produits forestiers dans les stratégies climatiques nationales.
Dans le cadre du Règlement sur les combustibles propres (RCP) du Canada, l’APFC a commencé à préparer le terrain en 2024 en définissant la portée et les méthodes d’une nouvelle voie vers les biocarburants. En 2025, l’APFC a encouragé cette initiative en partenariat avec le National Council for Air and Stream Improvement (NCASI) et Anthesis Group, terminant la collecte de données en août et la modélisation de l’analyse du cycle de vie en octobre. Les résultats ont confirmé que le méthanol, le tallöl et la térébenthine respectent le seuil d’intensité faible en carbone, ce qui les rend admissibles à des crédits au titre du RCP. Après avoir obtenu le soutien unanime du Comité de l’environnement, l’APFC passe à la phase suivante du projet : la préparation d’un document intitulé « Nouvelle filière pour les combustibles », qui sera évalué par des pairs et qui devrait être terminé au début de 2026. Ce travail permet au secteur forestier de tirer parti des possibilités offertes par les biocarburants tout en soutenant la transition du Canada vers l’énergie propre.
En 2025, l’APFC a continué à diriger les efforts déployés par l’industrie pour moderniser le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers (REFPP) et améliorer le programme de Suivi des effets sur l’environnement (SEE). En mai, l’APFC a écrit aux hauts responsables d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et de Justice Canada pour souligner la nécessité de donner des conseils techniques afin d’assurer une conformité adéquate et demander le rétablissement de la politique d’ECCC pour faire des commentaires sur la conception des études de SEE et les rapports d’interprétation. En septembre, le Plan d’action pour la réduction du fardeau administratif d’ECCC a désigné la modernisation du REFPP comme l’un des éléments de sa stratégie visant à réduire les formalités administratives.
Pour répondre à l’incertitude réglementaire, l’APFC a proposé une approche fédérale de filet de sécurité dans son analyse de l’automne et, en décembre, a demandé des modifications ciblées à la Loi sur les pêches afin de permettre la suspension du REFPP fédéral si les provinces ont des normes équivalentes. L’APFC a également collaboré avec le Cabinet du premier ministre, le Conseil du Trésor et Ressources naturelles Canada (RNCan) afin de promouvoir une réglementation harmonisée et axée sur les résultats qui réduit les chevauchements et soutient la compétitivité du secteur.
En 2025, l’APFC a formé un partenariat avec Deloitte Canada pour élaborer des recommandations politiques propres au secteur visant à stabiliser et à renforcer l’industrie canadienne des pâtes et papiers face aux pressions commerciales et du marché. Face aux pressions commerciales auxquelles fait face l’industrie du bois d’œuvre, l’AFPC a également établi comme priorité de mettre en place un programme dédié au renforcement de l’industrie des pâtes et papiers. Par l’intermédiaire de consultations auprès des membres et de la modélisation économique de Deloitte, l’initiative a permis d’identifier cinq mesures clés pour renforcer la compétitivité du secteur. La modélisation de Deloitte prévoit que ces mesures pourraient générer plus de 6 milliards de dollars au PIB réel et créer près de 12 100 nouveaux emplois d’ici 2030, compensant ainsi les pertes importantes prévues dans les scénarios actuels sur les tarifs.
L’APFC a entrepris d’élaborer une analyse fédérale-provinciale des chevauchements afin d’identifier les domaines où les lois se chevauchent dans le secteur des pâtes et papiers et de proposer des mesures visant à réduire les coûts et les formalités administratives. Cette initiative portait sur dix règlements environnementaux fédéraux et leurs répercussions dans huit provinces. L’analyse a été élaborée en collaboration avec les membres et les associations provinciales. Les recommandations formulées dans le cadre de cette analyse ont fait partie intégrante des activités de représentation de l’APFC en 2025.
En 2025, l’équipe de l’environnement de l’APFC a remis aux membres les rapports annuels révisés sur l’analyse comparative de l’énergie et de l’environnement, qui reflètent les nouvelles conditions générales d’enquête afin de protéger l’information propre aux scieries tout en donnant des données précieuses sur le secteur. L’approche mise à jour assure que les rapports sont remis aux entreprises non membres qui répondent à l’enquête pour toutes les installations de fabrication primaire afin d’assurer que les membres de l’APFC bénéficient d’une valeur ajoutée pour leur soutien à l’enquête et de permettre une analyse complète des données et une analyse comparative pour l’ensemble du secteur. L’APFC va continuer à recueillir les commentaires des membres, à améliorer l’analyse des données à l’aide d’outils comme Power BI et à mettre à jour ses futurs rapports afin de maximiser la valeur ajoutée pour ses membres.
L’APFC et le NCASI ont coordonné les réponses de l’ensemble du secteur aux consultations fédérales et aux demandes d’information sur les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA). Dans le cadre de l’approche de gestion des risques proposée par le gouvernement, l’APFC et le NCASI ont fait des commentaires conjoints soulignant la nécessité que la politique soit axée sur l’élimination progressive des SPFA ajoutés intentionnellement, plutôt que sur les concentrations résiduelles ou à l’état de traces. La soumission a également souligné l’importance de délais de transition flexibles et de solutions de rechange éprouvées pour soutenir la sécurité des opérations des scieries. En décembre 2025, l’APFC et le NCASI ont fait des commentaires sur la proposition d’interdire les SPFA dans les mousses extinctrices, qui ne sont actuellement pas réglementées au Canada, préconisant une mise en œuvre pratique et des directives claires pour le secteur. En 2026, l’APFC va continuer à collaborer avec le NCASI et à participer activement aux consultations gouvernementales sur la gestion des produits chimiques.


En 2025, l’APFC a été désignée parmi les 20 meilleurs endroits où travailler à Ottawa, une reconnaissance qui témoigne de son engagement envers une culture de travail positive et axée sur la performance. Les membres de l’équipe décrivent de façon constante l’APFC comme un milieu de travail collaboratif et soutenant, caractérisé par un leadership accessible et de réelles possibilités de développement. De nouvelles initiatives en matière de rétroaction, d’accueil et de développement professionnel, combinées à des programmes de mieux‑être continus, ont contribué à renforcer l’engagement du personnel. Cette reconnaissance confirme la volonté de l’APFC de créer un environnement où l’équipe s’épanouit et où l’organisation génère une valeur durable pour ses membres et pour le secteur.

En juillet, les équipes de l’APFC et du Conseil canadien du bois ont visité les scieries Domtar et LP à Maniwaki, au Québec. Cette expérience pratique a donné au personnel une occasion unique d’observer directement les opérations, lui permettant de mieux comprendre le secteur et le dévouement des gens qui travaillent sur le terrain. Nous continuons à renforcer notre solide culture d’équipe par des environnements de travail collaboratifs, des possibilités de croissance et de perfectionnement, des activités sociales et un engagement communautaire.




































