Christopher Gagnon et Armel Zambou Kenfack reçoivent un Prix Chisholm 2026 de l’innovation en foresterie
L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) est fière de présenter les lauréats des Prix Chisholm 2026 de l’innovation en foresterie, reconnaissant les chefs de file émergents dont les travaux de recherche favorisent l’innovation dans l’ensemble du secteur forestier du Canada.
Le thème des Prix —promouvoir l’utilisation et l’adoption des produits forestiers canadiens par l’innovation sur la chaîne de valeur— met en lumière l’importance de renforcer la performance, l’efficacité et la compétitivité dans l’ensemble du secteur.
« Le travail de ces jeunes innovateurs illustre l’innovation concrète dont le secteur a besoin aujourd’hui », a dit Derek Nighbor, le président et chef de la direction de l’APFC. « Ils se concentrent sur des applications du monde réel—améliorant la performance de la construction et l’efficacité de la fabrication—en soutenant l’utilisation accrue des produits forestiers canadiens et apportant des avantages concrets dans l’ensemble du secteur. Leur travail démontre comment la recherche peut être directement mise à profit dans le milieu industriel. »
Christopher Gagnon fait une maîtrise en génie du bois et des matériaux biosourcés à l’Université Laval. Il travaille sur le renforcement des assemblages à goujon dans les structures en bois massif à l’aide de vis autotaraudeuses. Ses travaux de recherche portent sur l’un des principaux obstacles techniques qui limitent l’adoption plus large du bois dans la construction : la performance et la fiabilité des liens structurels. En renforçant les liens par goujons avec des vis autotaraudeuses placées stratégiquement, ce projet améliore considérablement la force et la ductilité, réduisant le risque de rupture fragile et renforçant la performance structurelle globale. Les résultats préliminaires indiquent une augmentation de la force pouvant atteindre 45 % et de la ductilité pouvant atteindre 60 %.
Armel Zambou Kenfack fait un doctorat en génie du bois et matériaux biosourcés à l’Université Laval. Il travaille sur un projet visant à réduire la consommation d’énergie liée au raffinage des fibres dans la production de panneaux de fibres à moyenne densité (MDF). Se concentrant sur l’une des étapes de fabrication qui consomment le plus d’énergie, ce projet utilise l’apprentissage machine et des techniques d’optimisation avancées pour améliorer l’efficacité de la production de MDF. En développant des modèles prédictifs fondés sur des données industrielles réelles, cette technologie pourrait réduire la consommation d’énergie de plus de 25 %.
Les candidats aux Prix Chisholm doivent être des étudiants ou des chercheurs âgés de 30 ans ou moins au 1er mars 2026. Ils doivent réaliser des projets de recherche et d’innovation liés à la foresterie, aux produits forestiers et/ou aux technologies de transformation des produits forestiers—conjointement avec des universités, des centres de recherche publics ou privés et/ou des services de recherche et d’innovation en entreprise.
À propos de l’APFC
L’APFC représente les producteurs canadiens de bois, de pâte à papier et de papier à l’échelle nationale et internationale dans les domaines du gouvernement, du commerce et de l’environnement. En tant que secteur, nous avons apporté 19,9 milliards de dollars au PIB réel en 2025.
Le secteur canadien des produits forestiers est l’un des plus gros employeurs du pays—offrant 200 000 emplois directs et exerçant ses activités dans des centaines de communautés, partout au pays. Nos membres s’engagent à collaborer avec les leaders autochtones, les organismes gouvernementaux et d’autres parties prenantes clés pour élaborer un plan d’action pancanadien afin de protéger la santé des forêts, tout en soutenant les travailleurs, les communautés et notre environnement à long terme.
Lauréats des Prix Chisholm 2026 pour l'innovation en foresterie

Université Laval
Christopher Gagnon, Université Laval
Originaire de la région de la Montérégie, Christopher Gagnon poursuit actuellement une maîtrise en génie du bois et en matériaux biosourcés à l’Université Laval. Il a complété un baccalauréat en génie civil à l’Université de Sherbrooke, avec une spécialisation en conception structurale. Au fil de son parcours, il a eu l'occasion d'effectuer des stages coopératifs en Australie et en Nouvelle-Zélande dans le domaine des structures de génie lourd souterrain, ainsi qu'un échange étudiant en France axé sur les bâtiments durables et intelligents. C'est au cours de cette dernière expérience que s'est forgé son intérêt pour la construction en bois, alimenté par une passion de longue date pour la charpenterie et la menuiserie. Son engagement et ses réalisations au cours de ses études lui ont valu la Médaille du mérite Léonard de Vinci à l'issue de ses études au premier cycle.
Animé par le désir de mener un projet à la croisée de ses intérêts, il a entrepris une maîtrise en recherche à l'Université Laval, portant sur le renforcement des assemblages dans les structures en bois massif, un enjeu technique déterminant pour l'essor des bâtiments de grande hauteur en bois. Dans le cadre de ce projet, il effectuera prochainement un séjour de recherche à l'University of Northern British Columbia afin d'enrichir son étude et développer son réseau scientifique international. Il se prépare également à présenter ses travaux lors de la Conférence SCGC 2026 à Québec et de la 13e rencontre de l'International Network on Timber Engineering Research (INTER) en Norvège.
« Le bois massif offre une réponse concrète et renouvelable aux défis climatiques, mais son déploiement à grande échelle repose encore sur des verrous techniques. Mes recherches visent à renforcer la performance et la fiabilité des assemblages en bois, et ce prix me confirme que nous avançons dans la bonne direction. » - Christopher Gagnon

Université Laval
Armel Zambou Kenfack, Université Laval
Armel Zambou Kenfack est doctorant en génie du bois et des matériaux biosourcés à l’Université Laval (Québec, Canada), où ses recherches portent sur l’optimisation énergétique des procédés industriels à l’aide de l’intelligence artificielle (apprentissage machine et profond) et des méthodes d’optimisation avancées. Originaire du Cameroun, il possède une formation en physique de l’énergie et environnement, avec une spécialisation en matériaux biosourcés, acquise à l’Université de Yaoundé I.
Ses travaux de recherche s’inscrivent à l’interface entre l’ingénierie des procédés, l’intelligence artificielle et le développement durable. Il développe des modèles prédictifs et des approches d’optimisation visant à réduire la consommation d’énergie dans la production de panneaux de fibres (MDF), tout en maintenant la qualité des fibres et la performance industrielle. Son projet de doctorat a déjà donné lieu à plusieurs projets d’articles en cours d’évaluation par des comités scientifiques.
Avant son doctorat, Armel a contribué à plusieurs projets de recherche appliquée en Afrique et à l’international, notamment dans les domaines des systèmes énergétiques, de l’hydrogène vert et de la valorisation des ressources renouvelables, notamment des produits forestiers. Ses recherches ont déjà donné lieu à plusieurs publications scientifiques dans des revues internationales à fort impact et à des applications concrètes dans le secteur énergétique. Il est également engagé dans l’encadrement académique, la vulgarisation scientifique et la collaboration avec l’industrie.
Par ses travaux, il vise à accélérer la décarbonisation des procédés industriels du secteur forestier en développant des solutions intelligentes d’optimisation énergétique, contribuant ainsi à une chaîne de valeur plus durable, efficiente et compétitive.
« La foresterie est au cœur de la transition vers une économie plus durable, mais cela implique de repenser en profondeur la façon dont nous produisons. À travers mes recherches, j’explore comment l’intelligence artificielle peut aider à rendre les procédés industriels plus efficaces et moins énergivores, sans compromettre la qualité des produits. Recevoir le Prix Chisholm est pour moi une grande fierté et une reconnaissance du potentiel de ces travaux. Cela me motive à poursuivre le développement de solutions concrètes qui pourront accompagner l’industrie forestière vers des pratiques plus sobres en carbone et plus durables. » – Armel Zambou Kenfack
Pour les demandes d’entretien avec les lauréats, veuillez vous adresser à Sahithi Bollu au sbollu@fpac.ca.













